Régis Durand
Biographie
Régis Durand est né le 5 décembre 1941 à Sarlat (Dordogne). Agrégé de l’Université, Docteur d’Etat (Université de Paris III, 1975), il a enseigné la littérature et le cinéma américains de 1968 à 1993, aux universités de Bordeaux, puis de Lille. De 1993 à 1996, il est inspecteur à la Délegation aux arts plastiques (Ministère de la Culture). En 1996, il est nommé Directeur du Centre national de la photographie à Paris, fonction qu’il occupe jusqu’en 2003. De 2003 à 2006, il est directeur du Jeu de Paume.
Régis Durand est l’auteur de nombreux ouvrages, dont Le Discours de la violence dans la culture américaine (Presses universitaires de Lille, 1979), Melville : Signes et métaphores (L’Age d’homme, 1980), Donald Barthelme (Methuen, 1985, avec Maurice Couturier).
Parallèlement à ses fonctions universitaires ou institutionnelles, il mène une activité de critique d’art depuis le début des années 80, notamment à la revue Art Press où il est longtemps responsable de la rubrique « Photographie ». Il est également directeur artistique du Printemps de Cahors, de 1992 à 1996. Son travail sur la photographie, et notamment dans ses rapports à l’art contemporain, donne lieu à de très nombreuses publications. Parmi les principales : Le Regard pensif—Lieux et objets de la photographie, Editions de la Différence, 1988 ; La Part de l’ombre—Essais sur l’expérience photographique I, Editions de la Différence, 1990 ; Habiter l’image—Essais sur la photographie 1990-1994, Editions Marval, 1994 ; Le Temps de l’image—Essai sur les conditions d’une histoire des formes photographiques, Editions de la Différence, 1995 ; Disparités—Essais sur l’expérience photographique II, Editions de la Différence, 2002 ; L’Excès et le reste—Essais sur l’expérience photographique III, Editions de la Différence, 2006
Régis Durand dirige jusqu’en 1995 une collection intitulée Lieux de l’écrit (Editions Marval), qui se proposait d’éclairer l’œuvre d’un grand écrivain du XXème siècle en associant deux approches : d’une part un essai littéraire qui prend comme fil conducteur la question des lieux et de l’espace dans l’œuvre de l’auteur ; d’autre part, un essai photographique qui tente de saisir cet imaginaire de l’espace à travers une série originale de photographies (non documentaires). Parmi les treize titres parus : Peter Handke, Louis-Ferdinand Céline, Gabriel Garcia Marquez, Joseph Conrad, Pier Paolo Pasolini, Witold Gombrowicz, Cesare Pavese, Fernando Pessoa…
Outre les très nombreuses expositions dont il a été commissaire à Cahors, au Centre national de la photographie et au Jeu de Paume, Régis Durand organise régulièrement des expositions dans divers lieux. Parmi celles-ci : Constructions et Fictions, Venise, 2006 ; Surfaces sensibles, Chapelle de la Salpétrière, Paris, 1986, Rien que la chose exorbitée, galerie Michèle Chomette, Paris, 1990 ; Le monde après la photographie, Musée d’art moderne de Villeneuve d’Ascq, 1995 ; Comme des fils sur le métier du temps, Collection groupe Lhoist, Limelette, Belgique, 2002 ; La Fabrique de paysage, et Espace réels, espaces fictifs, Collection Ordonez-Falcon, San Sebastian, Espagne, 2006 ; Signes d’existence, Pekin, 2006 ; (Re)fondations, Collection goupe Lhoist, Limelette, Belgique, 2007 ; Territoires partagés, Château de Vence/ Fondation Emile-Hughes, Vence, 2007.