Jean-Marc Poinsot
Biographie
Jean-Marc Poinsot est né le 13 juillet 1948 à Paris.
Historien de l'art contemporain, Jean-Marc Poinsot a mené une recherche doctorale sur « L'Histoire d'une avant-garde, la peinture et les écrits de Daniel Buren, Olivier Mosset, Michel Parmentier, Niele Toroni et de Supports-Surfaces » (université Paris I). Il a été Maître de conférences à l'université Rennes 2-Haute Bretagne et, depuis 1993, il est professeur habilité. Docteur en histoire de l'art contemporain (université Paris I), il est professeur d'histoire de l'art contemporain à l'université de Rennes 2, Président des Archives de la critique d'art (Châteaugiron) et depuis octobre 2008, directeur de l'Ecole doctorale arts-lettres-langues de l'Université Rennes 2.
En 1971 et 1972, Jean-Marc Poinsot a organisé une série d'expositions sur le Mail Art lors de la Biennale de Paris, ainsi qu'à Belgrade, Aix en Provence et Anvers. Ces manifestations furent accompagnées par la publication du livre « Mail art, communication à distance' (1971).
Dans le cadre de la Biennale de Paris de 1973, il a dirigé une enquête sur les équipements et structures consacrés à l'art contemporain dans le monde. Lors de la Biennale de Paris en 1980, il a organisé le colloque « Penser l'art contemporain ».
De 1979 à 1982, Jean-Marc Poinsot a occupé le poste de conseiller artistique régional pour la Bretagne. C'est alors qu'il a mis en place le premier Fonds régional d'art contemporain en France (1980), et a réorganisé une documentation spécialisée sur l'art contemporain.
Entre 1982 et 1984, Jean-Marc Poinsot a été chargé de mission au capcMusée d'art contemporain de Bordeaux, où il a créé le service de documentation et a engagé une étude sur la muséologie du musée. Il a collaboré régulièrement aux catalogues et manifestations du capc: « Légendes » (1984), « Paysages » (1987), « Art Conceptuel I » (1988), « Feux Pâles » (1991). Il y a dirigé la réunion et présentation des « Ecrits » de Daniel Buren, publiés en 1991.
Depuis 1970, les écrits de Jean-Marc Poinsot ont concerné trois axes d'analyse historique et critique. D'une part, l'étude d'oeuvres et de mouvements apparus entre les années 1960 et les années 1980 (Supports-Surfaces, Minimal Art, Land Art, Arte Povera, Richard Serra, Susana Solano, Jacques Vieille, Hubert Duprat, etc.). D'autre part, Jean-Marc Poinsot a mené une étude muséologique sur les différents modes de présentation des oeuvres dans l'espace architectural et institutionnel du musée, sur les stratégies des grandes expositions. Il s'est aussi intéressé à des artistes qui ont questionné de manière originale l'espace et le discours de l'exposition (Thomas Hubert, Yves Klein, Jean Le Gac). Enfin, les récentes recherches de Jean-Marc Poinsot ont concerné l'analyse de toute production discursive entretenant un rapport direct avec la production, la présentation et la réception de l'oeuvre.
En 1989, Jean-Marc Poinsot, membre actif de l'Association Internationale des Critiques d'art section française, a créé les Archives de la critique d'art dont il est depuis le président. Les Archives de la critique d'art ont pour fonction de réunir les fonds d'écrits et la bibliothèque des critiques français et internationaux, de constituer un corpus de la critique d'art en France, d'organiser des rencontres et colloques (« La place du goût », 1991; « La critique d'art en Europe », 1992), de mettre à disposition des universitaires un laboratoire de recherche sur la critique d'art.
Jean-Marc Poinsot assure, en 2000-2001, la co-direction du programme « Passages » (programme de bourse de l’OFAJ, Office Franco-Allemand pour la Jeunesse, autour de la réalisation d’une exposition) avec Volker Rattemeyer (Hessisches Landesmuseum Wiesbaden) et l’accueil des boursiers allemands aux Archives de la critique d’art (2000).
De 2001 à 2007, il rejoint l’Institut National d’Histoire de l’Art à Paris pour y diriger le département des études et de la recherche. A ce titre, il a mis en place une équipe de cinquante chercheurs (auxquels s’ajoutent une dizaine d’invités par an), répartis dans le cadre de huit axes de recherche couvrant l’histoire de l’art et l’archéologie de l’antiquité à aujourd’hui.
Jean-Marc Poinsot met en place en 2003 l’UMS Applications documentaires et numériques en histoire de l’art interface entre l’INHA et le CNRS notamment pour les composantes CNRS présentes dans la Galerie Colbert et le quadrilatère Richelieu. Parmi les projets scientifiques, Jean-Marc Poinsot introduit un programme sur l’art dans la mondialisation dont la première manifestation se tient en décembre 2005.