Michel Ragon

Biographie

Critique d'art français, d'origine vendéenne né en 1924.

 
Michel Ragon, autodidacte, se consacre à l'activité littéraire, mais aussi à la critique d'art et à l'architecture. Il rencontre à Nantes James Guitet en 1943 et Martin Barré en 1944 et organise leurs premières expositions en 1954-1955. Installé à Paris en 1945, et ami d'Henry Poulaille, il côtoie les écrivains prolétariens. Il écrit dès 1947 une anthologie sur la littérature prolétarienne Les Écrivains du peuple. Son amitié avec H. Poulaille lui ouvre également les portes du monde libertaire auquel il reste attaché toute sa vie. En 1948, il se tourne vers l'activité de critique d'art. Défenseur de l'Abstraction lyrique: J.M. Atlan, H. Hartung, S. Poliakoff, P. Soulages, il fonde avec J.-R. Arnaud la revue Cimaise. Il soutient néanmoins les groupes Cobra, les Nouveaux réalistes et des artistes comme Yves Klein et Jean Tinguely. Il défend enfin les artistes de l’art brut, G. Chaissac ou encore J. Dubuffet avec qui il partage un même goût pour les idées libertaires.
En 1967, il présente l'exposition ''Une Aventure de l'art abstrait 1950-1957'' au musée Galliera. La publication, en 1969, de Vingt cinq ans d'art vivant, recueil de textes critiques, marque la fin de son activité de critique d'art. 

A partir de 1962, il se tourne vers la critique d'architecture et devient président fondateur du GIAP (Groupe International d'Architecture Prospective). Á partir de 1971, il publie Histoire mondiale de l’architecture et de l’urbanisme modernes un ouvrage de référence en trois tomes (Tome 1, Idéologies et pionniers, 1971 ; Tome 2, Pratiques et méthodes, 1972 ; Tome 3, Prospective et futurologie, 1978).
Il enseigne l'histoire de l'architecture à l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs) à Paris de 1972 à 1985. Parallèlement, il dirige la collection ''Mutations-Orientations'' (Ed. Casterman) qui se transforme par la suite en ''Synthèses contemporaines''. 

En 1980, après douze années, Michel Ragon revient à son activité littéraire en publiant L’Accent de ma mère.
Cet ouvrage marque le début d’un cycle littéraire sur la Vendée, suivront Ma Sœur aux yeux d’Asie (1982), Les Mouchoirs rouges de Cholet (1984), La Louve de Mervent (1985), Le Marin des Sables (1988). Parallèlement, il poursuit son activité d’écriture dans les domaines de la littérature prolétarienne, la peinture et l’architecture.
Son activité de critique est également manifeste dans de nombreux périodiques tels que Beaux-Arts (1948), Cimaise (1953-1963, 1967-1974), Jardin des Arts (1960-1972) et Chroniques de l'Art Vivant (1969-1973).

Deux expositions illustrent la diversité et la richesse de la carrière de Michel Ragon : « Autour de Michel Ragon » en 1984 à Nantes et « Le musée du XXe siècle de Michel Ragon » en 2000 à La Roche-sur-Yon.

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