Auteurs au sommaire du numéro 56



Elsa BOURDOT


Elsa Bourdot est chercheuse. Elle est l’autrice d’une thèse intitulée Incorporation : enquêtes sur les relations entre art et travail qui va être publiée aux éditions Baghera en même temps que Art Works!, une topographie documentaire des pratiques artistiques contemporaines qui articulent l’art et le travail. Elle travaille actuellement à l’écriture de L’Art du crime, un podcast qui retrace l’histoire de l’art par ses grands procès et faits judiciaires.

Mathilde BERTRAND


Mathilde Bertrand est maîtresse de conférences en Civilisation britannique à l’Université Bordeaux-Montaigne (CLIMAS). Ses recherches portent sur l’histoire de la photographie britannique au XXe et XXIe siècles. L’article « The Half Moon Photography Workshop and Camerawork: catalysts in the British photographic landscape (1972-1985) », Photography and Culture, (2018) traite de l’histoire des collectifs de photographes et des pratiques community photography. Ses autres articles à paraître abordent la question des politiques publiques de l’art sous Margaret Thatcher ou les réponses des photographes à l’événement du Brexit.

Nicolas LIUCCI-GOUTNIKOV


Nicolas Liucci-Goutnikov est conservateur au Centre Pompidou, musée national d’Art moderne. Il a coordonné diverses expositions de recherche déployées au sein des collections modernes, notamment Politiques de l’art (2016), L’Œil écoute (2017) ou Histoire(s) d’une collection (2018). Il a été notamment le commissaire des expositions Haegue Yang : Lingering Nous (2016), KOLLEKTSIA! Art contemporain en URSS et en Russie 1950-2000 (2016), Daniel Buren : Projections/Rétroprojections. Travaux in situ (2017), Jean-Jacques Lebel : l’Outrepasseur (2018), Isidore Isou (2019), Rouge : art et utopie au pays des Soviets (2019) et James Coleman (2021). Il est actuellement responsable du programme de recherche Russie 20-21.

Paul ARDENNE


Paul Ardenne est écrivain et historien de l’art. Il a été à l’automne dernier le commissaire de l’exposition Courants verts : créer pour l’environnement à la Fondation EDF (Paris). Il a récemment publié Un Art écologique : création plasticienne et anthropocène (La Muette, 2018, 2e édition 2019), L’Ami du Bien (La Muette, 2020, roman) et La Bonne ville, architecture et bienveillance (AAM, avec Alfonso Femia, 2021). Son prochain livre Architecture : le boost et le frein (comment l’humain bâtit au 21e siècle) paraîtra en septembre à La Muette/BDL.

Pieter UYTTENHOVE


Pieter Uyttenhove est professeur en Histoire et théorie de l’urbanisme à l’université de Gand. Au printemps 2020, il a occupé la P.P. Rubens Chair à l’université de Berkeley. Il est l’auteur, entre autres, de Marcel Lods : action, architecture, histoire (Verdier, 2009) et co-auteur de Labo S works : a landscape perspective on urbanism (Academia Press, 2015) et La Puissance projective : intrigue narrative et projet urbain (MétisPresses, 2021, avec Bart Keunen et Lieven Ameel). Il a codirigé Recollecting Landscapes (Roma Publications, 2018, avec Bruno Notteboom).

Nikolas DROSOS


Nikolas Drosos est un historien de l’art basé à Toronto. Il est spécialiste de l’art moderne et s’intéresse particulièrement à l’art de l’Europe de l’Est dans le contexte mondial. Son projet de livre actuel s’intitule Monumental/Decorative: Art, Architecture and Reform Socialism in Eastern Europe, 1953-1958. Il y examine le lien entre réforme artistique et politique dans le sillage du stalinisme en URSS, en Pologne et en Yougoslavie. Il s’intéresse également aux historiographies de l’art en dehors de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord et aux réseaux d’artistes transrégionaux constitués autour du réalisme engagé au début de la Guerre froide. Parmi ses publications récentes, on retrouve « A Socialist Neo-Avant-Garde?: The Case of Postwar Yougoslavia », dans New Narratives of Russian and East European Art, dirigé par Galina Mardilovich et Maria Taroutina (Londres : Routledge, 2020, p. 151-165) ; et « Modernism and World Art, 1950-72 », dans Artmargins (vol. 8, no 2, juin 2019, p. 55-76).

Maria Antonietta TRASFORINI


Maria Antonietta Trasforini est professeure de Sociologie de la culture et de l’art à l’Université de Ferrare (Italie). Elle a étudié la professionnalisation dans les métiers de la culture, les effets de genre dans les mondes de l’art, et l’art des/dans les archives. Elle a publié des essais et des articles dont Nel segno delle artiste: Donne, professioni d’arte e modernità (Bologne, 2007, traduit en espagnol en 2009). Elle a édité Arte a parte: Donne artiste fra margini e centro (Milan, 2000), Donne d’arte: Storie e generazioni (Rome, 2006), La Precarietà degli oggetti: Estetiche ordinarie in contesti di povertà (Roma, 2010, avec Carla Lunghi).

Coline DESPORTES


Doctorante à l’EHESS, Coline Desportes est chargée d’études et de recherche à l’INHA, au sein du programme Vestiges, indices, paradigmes : lieux et temps des objets d’Afrique. Ses travaux de recherche portent sur la politique culturelle de Léopold Sédar Senghor et les circulations artistiques entre la France et le Sénégal, abordées depuis les théories postcoloniales et l’histoire des techniques. Elle étudie en particulier l’histoire des expositions et l’adoption au Sénégal de la tapisserie de lisse.

Antje KRAMER-MALLORDY


Originaire d’Allemagne, Antje Kramer-Mallordy est, depuis 2019, directrice des Archives de la critique d’art et, depuis 2011, maîtresse de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’université Rennes 2. Ses recherches s’intéressent à l’art et à la critique d’art en Europe après 1945, en particulier aux enjeux transnationaux et aux rapports entre avant-gardes et néo-avant-gardes.

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