Comité scientifique international


Juan Vicente Aliaga
 est professeur en théorie de l’art moderne et contemporain à l’Universidad Politécnica de Valence (Espagne). Il enseigne les relations entre l’art et les études féministes, queer et de genre. Il est l’auteur, entre autres, de Orden fálico. Androcentrismo y violencia de género en las prácticas artísticas del siglo XX (Madrid, Akal, 2007) et de Arte y cuestiones de género (San Sebastián, Nerea, 2004). Il a également organisé les expositions Shomei Tomatsu (2018), En rebeldía. Narraciones femeninas en el mundo árabe/ In rebellion. Female Narratives in the Arab World (2017), Gina Pane, Intersecciones/Intersections (2016), Paz Errázuriz (2015), Akram Zaatari (2011) ; En todas partes. Políticas de la diversidad sexual en el arte / Everywhere. Sexual Diversity Politics in Art (2009) ; Martha Rosler (2009) ; La Batalla de los géneros / Gender Battle (2007) ; Hannah Höch (2004) ; Pepe Espaliú (2003) ; Claude Cahun (2001).

 


Joerg Bader exerce la critique d’art depuis 1996. En 2003, il se voit confier la direction du Centre de la photographie à Genève, où il conçoit entre autres 70 expositions individuelles et une quinzaine d’expositions collectives ou thématiques. De 2002 à 2016, il enseigne à l’école supérieure d’art, devenu la HEART à Perpignan, et à la HEAD de Genève de 2004 à 2009. Il a créé en 2003 la triennale de photographie 50JPG et lancé en 2007 les éditions du Centre de la photographie. Depuis 2008, il vit entre Genève et Belo Horizonte (Brésil). Joerg Bader est membre de l’AICA, de la commission pour le soutien à la photographie documentaire au CNAP et de la commission pour le soutien à la photographie documentaire à Genève. Ses activités d’éditeur et d’auteur l’ont amené à contribuer à 25 publications sur des artistes et une dizaine de contributions dans des livres ou catalogues collectifs.

Katia Baudin dirige depuis septembre 2016 les Kunstmuseen Krefeld, qui regroupent le Kaiser Wilhelm Museum ainsi que Haus Lange et Haus Esters (par Mies van der Rohe). D’origine franco-allemande, elle a grandi à New York, d’où elle est diplômée d’un BBA de Hofstra University, suivi d’un DEA d’Histoire de l’art de la Sorbonne-Paris IV. Suite à son passage de deux ans au Centre Pompidou, elle a pris la direction du Fonds régional d’art contemporain Nord-Pas de Calais à Dunkerque (1997-2004). Elle a dirigé l’Ecole supérieure des arts décoratifs de Strasbourg (2004-2007), avant de passer outre-Rhin pour rejoindre le musée Ludwig à Cologne en tant que directrice adjointe (2008-2016). Elle s’est spécialisée dans les pratiques interdisciplinaires, notamment concernant les interstices entre art, design et architecture. Elle a été commissaire d’un grand nombre d’expositions et a publié amplement sur ces questions, ainsi que sur leur inscription socio-culturelle et socio-politique.

Jesús Carrillo est professeur d’art contemporain en Histoire et Théorie de l’art à l’Université de Madrid (Universidad Autónoma de Madrid) depuis 1997. Après une Licence d’Histoire de l’art à l’Université de Murcia et un Master en Etudes historiques à l’Institut Warburg de Londres, il a soutenu sa thèse de Doctorat à l’Université de Cambridge (King’s College). Il a été chercheur invité à la Bibliothèque Huntington de Los Angeles, à l’Université de Brown à Rhode Island, puis au Conseil supérieur de la recherche scientifique à Madrid. Entre juillet 2008 et décembre 2014, il a dirigé le département des Programmes culturels du Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía (Madrid).

Christophe Domino est un historien, critique et théoricien d’art français, commissaire d’expositions, auteur et chercheur. Il a co-animé le comité de rédaction de CRITIQUE D’ART de 2002 à 2011. Il enseigne à l’ESBA TALM, (école supérieure des beaux-arts Tours-Angers-Le Mans).

Charles Esche dirige le Van Abbemuseum d’Eindhoven. Il est par ailleurs professeur d’art contemporain et de curating à Central Saint Martins (Londres), et assure la co-direction d’Afterall Journal and Books. Ses enseignements portent sur l’étude des expositions (Exhibition Studies MRes) au CSM et à l’académie Jan van Eyck de Maastricht. On lui doit, en plus de ses activités au musée, le co-commissariat du Musée Egaré (Kunsthall Oslo, 2017) et du Printemps de Septembre (Toulouse, 2016) ; ainsi que la Biennale de Jakarta 2015, la 31ème Biennale de São Paulo (2014), U3 Triennale (Ljubljana, 2011), Riwaq Biennale (Palestine, 2007 and 2009), la Biennale d’Istanbul 2005, la Biennale de Gwangju 2002, parmi d’autres expositions internationales. Il préside CASCO à Utrecht. Il a reçu en 2012 le Princess Margriet Award et en 2014 le CCS Bard College Prize for Curatorial Excellence.

Robert Fleck est depuis 2012-13 professeur pour l’art et la chose publique, responsable des collections et des expositions, ainsi que vice-recteur à la Kunstakademie de Düsseldorf. Après des études aux universités de Vienne, Innsbruck et Paris (1976-1987), il a soutenu une thèse de Doctorat en Histoire intitulée La Révolution de 1848 à Paris, le rôle des artistes et l’invention de l’Etat providence. Nommé Officier des Arts et Lettres en 2011, on lui doit la conception de Manifesta 2 (Luxembourg, 1998), de l’exposition du centenaire de la Sécession de Vienne 1998, de la Biennale de Turin 2000 et du pavillon autrichien à la Biennale de Venise 2007. Il dirigea le centre d’art contemporain-maison de la photographie Deichtorhallen Hamburg de 2004 à 2008 ; puis le Centre National d’Art et d’Expositions de la République Fédérale d’Allemagne à Bonn de 2009-2012.

Véronique Goudinoux est historienne et théoricienne de l’art contemporain. Elle a soutenu en 1996 un Doctorat sur les enjeux et les débats de l’art italien après 1945. Ses recherches se sont depuis orientées : 1.vers l’étude des pratiques artistiques (arts plastiques et visuels) de groupe au XXe siècle ; 2.vers les questions relatives au problème de la sexuation de la pratique artistique contemporaine. Elle co-fondé la revue CRITIQUE D’ART en 1993 et a fait partie de son comité de rédaction jusqu’en 2011.

 

Laura Iamurri est professeure d’histoire de l’art contemporain à l’université Roma Tre, où elle est également membre de l’école doctorale en Histoire, territoire et patrimoine culturel. Elle travaille principalement sur les relations entre œuvres contemporaines et discours de l’histoire et de la critique d’art. En 2018 elle a organisé, avec L. Acquarelli et E. Francesconi, le colloque international Le Fascisme italien au prisme des arts contemporains. Après avoir réédité Autoritratto (Milan 2010), et recueilli, avec L. Conte et V. Martini, les Scritti sull’arte (Milan, 2012), elle a consacré une monographie à Carla Lonzi (Un Margine che sfugge: Carla Lonzi e l’arte in Italia, 1955-1970, Quodlibet, Macerata, 2016). Son dernier livre est consacré à l’œuvre de Giulio Paolini : Teresa nella parte di Giovanna d’Arco in prigione (1969) (Corraini, Mantova, 2018).

Klara Kemp-Welch enseigne l’art du XXe siècle et le modernisme au Courtauld Institute of Art à Londres, où elle assure des cours universitaires sur l’histoire culturelle de la Guerre froide, les contre-cultures et l’art expérimental en Europe de l’Est et en Amérique latine. Elle est l’auteure de Antipolitics in Central European Art 1956-1989 (Londres: IB Tauris, 2014) et a récemment écrit l’ouvrage Networking the Bloc: Experimental Art in Eastern Europe 1968-1981, à paraître chez MIT Press en 2018.

Jacques Leenhardt est Directeur d’Etudes à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (Paris). Il travaille sur l’art et la littérature, en particulier dans les Amériques latines. Critique d’art et organisateur d’expositions, il se consacre depuis des années au paysage. Il a publié entre autres : Lecture politique du roman (1973), Lire la lecture (1982), Les Amériques latines en France (1992), Dans les Jardins de Roberto Burle Marx (1994), Villette-Amazone (1996), Michel Corajoud paysagiste (2000), Conscience du paysage (2002), A Construção francesa do Brasil (2008), Wifredo Lam, une monographie (2009) et Jean-Baptiste Debret : Voyage pittoresque et historique au Brésil (nouvelle éd., 2014).

Kim Levin est critique d’art et commissaire d’expositions. Elle fut correspondante régulière de The Village Voice de 1983 à 2006. Depuis, elle écrit régulièrement dans Art News. K. Levin est l’auteur de Beyond Modernism: Essays on Art from the ‘70s and ‘80s (1988). Elle a enseigné au Philadelphia College of Art, à Parsons The New School for Design, Claremont Graduate School, et à The School of Visual Arts. Elle a organisé des expositions en Corée, au Danemark, en Allemagne, au Japon, en Norvège, en Pologne et aux Etats-Unis. Présidente de l’AICA Internationale de 1996 à 2002, elle en est actuellement la Présidente Honoraire. Ses distinctions incluent l’Art/World Award for Distinguished Newspaper Journalism (1986) et le SECA Fellowship for Criticism décerné par le San Francisco Museum of Modern Art (1993).

Henry Meyric Hughes est commissaire indépendant, consultant et auteur dans le champ de l’art. De 1968 à 1992, il a travaillé pour le British Council en Allemagne, au Pérou, en France et en Italie. Il assura les postes de Director of Visiting Arts (1994-96) et de Director of Visual Arts (1986-92). Il dirigea ensuite la Hayward Gallery, fut commissaire du Pavillon britannique à la Biennale de Venise et commissaire de la Biennale de São Paulo de 1986 à 1992. Il est l’organisateur des expositions telles que Blast to Freeze: British Art in the Twentieth Century à Wolfsburg et Toulouse (2002-03); du Pavillon chypriote à la Biennale de Venise (2003) ; et d’expositions sur l’art contemporain à Oslo (2005-06). Commissaire associé à la 30ème Exposition d’art et d’histoire du Conseil de l’Europe, on lui doit The Desire for Freedom: Art in Europe since 1945 au Deutsches Historisches Museum Berlin. Président Honoraire de l’Association international des critique d’art à Paris, il est aussi co-fondateur de Manifesta à Amsterdam, qu’il présida de 1996 à 2007. Ayant assuré les fonctions de conseiller à l’UNESCO et au Conseil de l’Europe, Henry Meyric Hughes est aujourd’hui membre des Archives de la critique d’art.

Maria Stavrinaki est maîtresse de conférences HDR à l’Université Paris I- Panthéon-Sorbonne, où elle enseigne la théorie et l’histoire de l’art contemporain. Elle a été invitée par New York University et a été membre de l’Institute for Advanced Study (Princeton), du Clark Art Institute et de l’Italian Academy for Advanced Study (Columbia University). Elle travaille sur les temporalités de l’art et les conceptions de l’histoire, ainsi que sur les rapports de l’art avec les Sciences humaines et la pensée politique des deux derniers siècles. Parmi ses travaux récents, le numéro spécial « Writing Prehistory » pour Res. Journal of Anthropology and Aesthetics, ainsi que les ouvrages Dada Presentism: An Essay on Art and History (Stanford University Press, 2016), Le Sujet et son milieu : huit essais sur les avant-gardes allemandes (Mamco, 2018) et Contraindre à la liberté : Carl Einstein, les avant-gardes, l’histoire (Centre allemand d’histoire de l’art, 2017). Elle est co-commissaire de l’exposition Préhistoire qui aura lieu au Centre Pompidou (mai-septembre 2019).

Philippe Vergne dirige le MoCA (Museum of Contemporary Art) de Los Angeles. Il a dirigé le Musée d’art contemporain de Marseille (1994-1997), avant d’être nommé conservateur du Walker Art Center de Minneapolis jusqu’en 2008, avec une interruption au début des années 2000 quand il avait été recruté par François Pinault pour diriger la fondation que l’homme d’affaires envisageait alors d’implanter à l’île Seguin. La décision de ce dernier de partir pour Venise avait ramené Philippe Vergne dans le giron du Walker Art Center, qu’il avait quitté en 2008 – après une expérience plutôt réussie de co-curateur de la biennale d’art contemporain du Whitney Museum en 2006 – pour diriger la DIA Foundation de New York, une institution légendaire créée en 1974 par Philippa de Menil et Heiner Friedrich.

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