Septembre-décembre 2022 :

Quoi de neuf de la Nouvelle École de Paris ? Réécritures d’une mythologie française de la création

Recherche thématique organisée dans le cadre du séminaire « Histoire de l’art contemporain », avec la participation des étudiant.e.s en deuxième année du Master Histoire et critique des arts de l’université Rennes 2. Coordination : Antje Kramer-Mallordy.

 « L’École de Paris n’est pas une école de peinture fixée à tout jamais. C’est une construction imaginaire dont les métamorphoses renvoient à l’identité de l’art français et donc à cette France à la recherche d’elle-même qui oscille toujours entre l’ouverture et l’exclusion. »
Laurence Bertrand Dorléac[1]

« Alors quel est l’avenir de cette abstraction lyrique, de cette École de Paris des années 1950 ? […] Il faut faire confiance à la finesse des regards du futur, car, de siècle en siècle, se produit un revirement de pensée qui permet de reconnaître une originalité exceptionnelle jusqu’alors imperceptible. Je crois que, tôt ou tard, aura lieu la résurrection des années de liberté, d’inventions sans limite, si fort goûtées au sortir des années noires. Des noms émergeront de la notion d’École. »
Pierre Descargues[2]

 

À partir de l’étude de l’évolution historiographique de la Nouvelle École de Paris, le séminaire est l’occasion d’examiner la construction et les mutations des discours théoriques et critiques dans le champ de l’histoire de l’art depuis la seconde moitié du XXe siècle. Cette recherche collective s’appuie principalement sur le repérage et l’analyse des documents de première main conservés aux Archives de la critique d’art. Volontairement en décalage avec les préoccupations de la critique depuis 1960, cette enquête cherche à comprendre le devenir de l’art moderne sous l’égide de la peinture abstraite au moment de son dépassement. En décentrant le regard des lieux et des figures dominants de la production et de la réception de l’art depuis 1960, il importe d’observer la façon dont s’écrivent et se transforment plusieurs histoires de manière concomitante.

[1] « L’École de Paris, suites », dans L’École de Paris 1904-1929, la part de l’Autre, catalogue d’exposition du Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, Paris musées, 2000, p. 148.

[2] « 1945 à Paris : la liberté partout ! », dans L’envolée lyrique. Paris 1945-1956, catalogue d’exposition du Sénat au Musée du Luxembourg, Milan, Skira 2006, p. 32.

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