Comité de lecture

Mathilde Arnoux est directrice scientifique et responsable du service des publications en langue française du Centre allemand d’histoire de l’art. Après une thèse sur La Réception de la peinture germanique par les musées français entre 1871 et 1981, elle a été responsable de l’édition critique de la correspondance entre Henri Fantin-Latour et Otto Scholderer éditée par le Centre allemand d’histoire de l’art. Principal Investigator du projet de recherche « OwnReality – A chacun son réel. La notion de réel dans les arts plastiques en France, RFA, RDA et Pologne de 1960 à la fin des années 1980 », financé par un Starting Grant du Conseil européen de la recherche (ERC), entre 2011 et 2016, ses principaux domaines de recherche sont la réception de l’art d’Allemagne en France au XIXe et au XXe siècles, l’histoire des musées, l’histoire de la réception et des transferts culturels, l’enjeu du réel et de la réalité dans les pratiques artistiques pendant la Guerre froide, les relations artistiques entre la France, la RFA, la RDA et la Pologne entre 1960 et 1989.

Paula Barreiro López est professeur d’Histoire de l’art contemporain à la l’Université Grenoble-Alpes/Laboratoire LARHRA UMR 5190. Elle dirige le programme de recherche MoDe(s) [Decentralised Modernities: Art, Politics and Counterculture during the Cold War]. Elle étudie la critique d’art, les réseaux culturels et politiques en Espagne, l’Europe méditerranéenne et l’Amérique latine pendant la Guerre froide, mais aussi différents développements de la modernité dans un monde déjà mondialisé. Elle a récemment publié Avant-garde Art and Criticism in Francoist Spain (2017) ; Modernidad y vanguardia: rutas de intercambio entre España y Latinoamérica (2015, avec Fabiola Martínez) ; Crítica(s) de arte: discrepancias e hibridaciones de la Guerra Fría a la globalización (2014, avec Julián Díaz) et La Abstracción geométrica en España (2009).

Nathalie Boulouch est maîtresse de conférences en Histoire de l’art contemporain et photographie à l’Université Rennes 2. Ses travaux portent sur les problématiques liées à la couleur (théories, esthétique, réception), en particulier dans le domaine de la photographie (XIX-XXe siècle), ainsi que sur les rapports entre art contemporain et photographie. Elle a publié différents textes sur ses questions dont Le Ciel est bleu (2011). Elle est membre du comité scientifique de la revue Etudes photographiques et a rejoint en 1999 le comité de lecture de CRITIQUE D’ART. Depuis 2014, elle dirige les Archives de la critique d’art.

Baptiste Brun est enseignant-chercheur en Histoire de l’art contemporain et commissaire d’expositions. Il codirige le Master Métiers et arts de l’exposition, formation curatoriale de l’université Rennes 2. Ses travaux portent sur les interactions entre création artistique, histoire de l’art,  anthropologie et psychiatrie dans la seconde moitié du XXe siècle et sur l’épistémologie de l’histoire de l’art pensée en regard du primitivisme. Il a contribué à différentes publications comme l’édition de l’Almanach de l’Art Brut (5 Continents, 2016) et est l’auteur de Jean Dubuffet et la besogne de l’Art Brut : critique du primitivisme (Presses du réel, 2019).

Sophie Cras est maîtresse de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Formée en économie et en histoire de l’art, elle s’intéresse à de nouvelles approches à l’intersection de ces deux disciplines. Son récent ouvrage L’économie à l’épreuve de l’art : art et capitalisme dans les années 1960 (Les Presses du Réel, en coédition avec le Centre allemand d’histoire de l’art, 2018 ; traduction à paraître chez Yale University Press en 2019) explore le regard créatif et critique que les artistes contemporains ont porté sur l’économie. Elle prépare également une anthologie de traités d’économie rédigés par des artistes, et anime un projet intitulé “Economic knowledge on display / Exposer les savoirs économiques.”

Elitza Dulguerova est maître de conférences en théorie et histoire de l’art contemporain à l’Université de Paris I, en délégation depuis 2016 à l’Institut national d’histoire de l’art comme conseillère scientifique du domaine « Histoire de l’art contemporain ». Ses recherches suivent deux directions principales : l’histoire sociale de l’art et l’histoire des idées en Russie/URSS, y compris la période des avant-gardes ; et l’étude de l’exposition comme enjeu artistique et social dans l’art du XXe et XXIe siècles et, par extension, l’histoire et la théorie des expositions. Ces deux versants se rejoignent dans son livre Usages et utopies : l’exposition dans l’avant-garde russe prérévolutionnaire (Dijon : Les Presses du réel, 2015). Elle a dirigé en 2010 un numéro thématique « Exposer/Displaying » de la revue Intermédialités.

Jean-Marc Huitorel est critique d’art et commissaire d’expositions. Collaborateur d’artpress et de Critique d’art, il est l’auteur de La Beauté du geste : l’art contemporain et le sport (Le Regard, 2005), Art & économie (Cercle d’art, 2008), L’Art est un sport de combat avec Barbara Forest et Christine Mennesson, (Analogues, 2011) ou encore Yves Bélorgey : anthropologie dans l’espace (avec Jean-François Chevrier) aux éditions du Mamco 2012. Après avoir été commissaire associé pour Stadium (Arc-en-rêve, Bordeaux, 2013), il conçoit une nouvelle exposition autour du sport et de l’art pour le campus d’HEC à Jouy-en-Josas, accompagnée de la publication Une Forme olympique/Sur l’art, le sport, le jeu (HEC éditions. 2017). Il a écrit sur de nombreux artistes, parmi lesquels : François Dilasser, Marcel Dinahet, Gilles Mahé, Roderick Buchanan, Rita Mc Bride, Marylène Negro, Lara Almarcegui, Jacques Villeglé, Guillaume Leblon, Julien Prévieux, Alain Séchas, Les Frères Chapuisat, Guillaume Bresson, Bernard Piffaretti, Dector & Dupuy, Abraham Poincheval, Nicolas Chardon, Berdaguer & Péjus, Martin Le Chevallier ou Jean-Benoit Lallemant. Il est l’auteur de la monographie Gérard Deschamps, Nouveau Réaliste (Le Regard, 2018). Jean-Marc Huitorel est membre de l’AICA et président du Comité scientifique et culturel des Archives de la critique d’art.

Hélène Jannière est professeur en Histoire de l’architecture contemporaine à l’Université Rennes 2. Après plusieurs publications sur les revues d’architecture, ses recherches actuelles portent sur l’histoire de l’urbanisme après 1945 et sur la critique architecturale du XXe siècle, notamment, en France durant les décennies 1950 à 1970. Ses dernières publications sur ce thème sont Architectural Periodicals in the 1960s and the 1970 (Montréal, 2008) avec F. Vanlaethem et A. Sornin ; et, avec Kenneth Frampton, le n°24/25 des Cahiers de la Recherche Architecturale et Urbaine, « La Critique en temps et lieux » (2009).

Antje Kramer-Mallordy, d’origine allemande, est maître de conférences en Histoire de l’art contemporain à l’Université Rennes 2. Sous la direction de Pierre Wat à l’Université de Provence Aix-Marseille I, elle a achevé son Doctorat en 2009 sur Les Nouveaux Réalistes en Allemagne – réalités et fantasmes d’une néo-avant-garde européenne (1957-1963). Ses travaux s’intéressent particulièrement aux relations entre avant-gardes et néo-avant-gardes et aux archives et écrits d’artistes du XXe siècle. Elle a publié une anthologie commentée Les Grands Manifestes de l’art des XIXe et XXe siècles (Beaux-Arts éditions, 2011).

Alexis Vaillant est curator, auteur et éditeur. Ses travaux abordent les points de rencontre entre art, politique et nouvelles réalités – là où l’intelligence et l’instinct ne font qu’un. Il vit à Lisbonne où il a fondé le Art Club : Jack Forno. Précédemment, il a été conservateur en chef au CAPC, Musée d’art contemporain de Bordeaux, curator à Toasting Agency à Paris, et assistant curator au Mamco de Genève. Depuis une quinzaine d’années, Alexis Vaillant a dirigé ou co-dirigé environ une centaines d’expositions, de commissions et de projets spécifiques dont la IXème Baltic Triennial (Black Market Worlds) de Vilnius, l’exposition culte Le Voyage Intérieur (Paris), ou encore les expositions de groupe Rock Opera, BigMinis: fetishes of crisis, Dystopia et Secret Societies (Bordeaux). On lui doit les rétrospectives de Marc Camille Chaimowicz, Robert Breer, Michael Krebber, Tomoaki Suzuki, Aaron Curry, Franz Erhard Walther, ainsi que les expositions monographiques de Michael E. Smith, David Lieske, Pauline Boudry & Renate Lorenz, Philip Newcombe, et Raphael Hefti. Auteur et éditeur de livres et catalogues publiés notamment chez Walther Koenig, Sternberg Press, ou JRP/Ringier, Alexis Vaillant a écrit sur l’art et la culture dans Mousse, frieze et Pacemaker. Ses publications récentes et à venir incluent On Things as Idea, You May Also Like: Robert Stadler, Sylvia Sleigh: Monograph, Marc Camille Chaimowicz: Anthology of Texts (1971-2018), et The First Time I got Paid For It.

Erik Verhagen est maître de conférences habilité à diriger des recherches en Histoire de l’art contemporain à l’Université de Valenciennes, critique d’art et commissaire d’expositions. Il vient d’assurer le commissariat des expositions Zao Wou-Ki au musée d’art moderne de la Ville de Paris et Yvan Salomone au FRAC Bretagne. Il a copublié Praticable (MIT Press, 2016) et Franz Erhard Walther: Dialogues (Reina Sofia, 2017).

Tania Vladova est docteur de l’EHESS (Centre de recherches sur les arts et le langage) et professeur d’esthétique à l’Ecole supérieure d’art et design le Havre/Rouen (ESADHaR). Membre co-fondateur de la revue en ligne Images Re-vues, Tania Vladova est co-directrice du laboratoire ESADHaR Recherche, campus Rouen où elle fait partie de l’équipe « Voir ». Ses recherches et publications portent sur la théorie des images et sur la science de l’art allemande. Auteur de nombreux articles, elle a notamment édité les volumes « Après le tournant iconique » (Images Re-vues, hors-série 5, 2016), « Esthétique et science de l’art » (Trivium, 6, 2010), « Paysages sonores » (Images Re-vues, 7, 2009), et contribué à l’édition et à la rédaction du Dictionnaire d’esthétique et de philosophie de l’art (Armand Colin, 2007).

Elvan Zabunyan, historienne de l’art contemporain, est professeure à l’Université Rennes 2 et critique d’art. Ses travaux portent sur les problématiques raciales et féministes aux XXe et XXIe siècles, en proposant une historiographie de l’art connectée, articulée autour de l’histoire coloniale, culturelle et politique des Etats-Unis et des Caraïbes. Ses recherches actuelles interrogent la mémoire de l’esclavage dans les Amériques en lien avec les arts contemporains dans une perspective transdisciplinaire. Parmi ses ouvrages : Black is a color, une histoire de l’art africain américain (Dis Voir, 2004 et 2005 pour la version anglaise), Theresa Hak Kyung Cha – Berkeley – 1968 (Les Presses du réel, 2013). Elle a codirigé plusieurs livres et publié de nombreux articles dans des ouvrages collectifs, des catalogues d’exposition et des périodiques.

David Zerbib enseigne la Philosophie de l’art à la HEAD – Haute Ecole d’Art de Design de Genève et coordonne l’Unité de Recherche de l’Ecole Supérieure d’Art d’Annecy. Rattaché au centre Culture Esthétique et Philosophie de l’Art (CEPA) de l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, ses recherches portent sur la philosophie contemporaine de l’art, la question de la performance, de l’expérimentation ou encore du format. Membre de l’AICA, il collabore à différentes revues et intervient dans des contextes artistiques et académiques très divers, en France et à l’étranger. Il a dirigé récemment la publication In octavo : des formats de l’art (Presses du réel /ESAAA, 2015) et a co-édité Performance Studies in Motion, International perspectives and practices (Bloomsbury, 2014).

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